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MONT-BLANC - VALLÉE L'ARVE

Retour du forum sur le devenir des organisations internationales - UNESCO

ROTARY CLUB MONT-BLANC - VALLÉE L'ARVE

14/03/2026

Retour du forum sur le devenir des organisations internationales

Forum UNESCO organisé par le District 1660

📅 14 mars 2026 ✍️ Romain Chambellon 📍 UNESCO, Paris ⏱️ ~15 min de lecture

Un forum à l'UNESCO : pourquoi ça nous concerne

Il y a quelques semaines, j'ai participé à un forum organisé par le District 1660 du Rotary à Paris — à l'UNESCO, siège des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture. Ce n'est pas un détail anodin, parce que le lieu dit déjà quelque chose du sujet.

Le forum questionnait le devenir des organisations internationales — et l'interrogation centrale était simple à formuler, mais franchement moins simple à résoudre : est-ce que les grandes institutions multilatérales — ONU, OMS, UNESCO — ont encore les moyens de remplir leur mission dans le monde tel qu'il est aujourd'hui ?

35 pays étaient représentés parmi les participants. Les intervenants venaient d'horizons très différents : diplomates, médecins, juristes, militaires, élus, dirigeants d'entreprise, représentants d'organisations internationales. Quatre panels thématiques ont structuré la journée — santé mondiale, éducation, paix et sécurité, et enfin la question plus directe de la légitimité et du financement de ces organisations.

Je voulais vous en faire un retour — parce que les sujets abordés ne sont pas abstraits, ils touchent directement aux raisons pour lesquelles on s'engage au Rotary. Mais aussi parce que cette journée m'a posé une question que je ne m'étais jamais vraiment posée : quel est le lien réel entre ce qu'on fait dans un club local et ce qui se décide à l'échelle mondiale ?

Le Rotary, connecteur mondial : une capacité rare

C'était mon premier grand événement international au Rotary. Et j'y suis allé avec une certaine humilité — me demandant ce que je venais faire dans une salle avec des diplomates de haut rang et des représentants d'institutions mondiales.

Ce que j'ai trouvé sur place, c'est que c'est précisément ça l'intérêt. Le Rotary a cette capacité assez rare de mettre autour d'une même table des gens qui, en temps normal, n'ont aucune raison de se retrouver ensemble — et de leur permettre de se parler sur un pied d'égalité, avec des valeurs et une disposition commune à chercher ce qu'on peut faire plutôt que ce qui nous en empêche.

Ce que ça m'a aussi appris, c'est que le Rotary est bien plus connecté aux grandes institutions mondiales qu'on ne le perçoit depuis un club local. Le Rotary est membre de coalitions auprès des Nations Unies, partenaire historique de l'UNESCO — Francesco Arrezo, le président de Rotary International, était d'ailleurs présent et s'exprimait en tant que tel. Ce n'est pas un rôle symbolique.

Et puis il y a une chose plus personnelle. En écoutant ces débats, j'ai réalisé que beaucoup des problèmes discutés — la difficulté à faire converger des acteurs aux intérêts divergents, la lenteur des décisions collectives, le fossé entre les bonnes intentions et les résultats concrets — je les retrouve dans mon quotidien professionnel, à une tout autre échelle. Ce n'est pas la même chose, évidemment. Mais le type de raisonnement qu'on mobilise pour y répondre, lui, se ressemble.

Quatre décalages : institutions figées, problèmes qui changent

Plutôt que vous faire un résumé panel par panel — ce qui reviendrait à vous infliger une journée de conférence en version compressée — je vais vous partager quatre idées qui traversent l'ensemble des débats. Elles se tiennent ensemble, et chacune prépare la suivante.

① Fragilisées mais nécessaires : le multilatéralisme face à ses contradictions

Le point de départ, c'est un constat que personne ne contestait : les grandes organisations internationales sont sous pression. Les États-Unis se sont retirés de l'OMS, ont fermé l'USAID — leur agence d'aide au développement — du jour au lendemain, réduisent leur contribution aux Nations Unies. Mais ils ne sont pas seuls dans ce mouvement. La Russie viole la charte de l'ONU sur la souveraineté territoriale — un de ses membres permanents. La Chine ignore la sentence du tribunal arbitral de La Haye sur le droit de la mer en mer de Chine méridionale — un autre membre permanent. C'est un recul du droit international plus large que la seule politique américaine, et porté précisément par ceux qui ont fondé le système.

Pourtant, personne dans cette salle n'a conclu qu'il fallait s'en passer. Mumtaz Zahra Baloch, Ambassadrice du Pakistan en France et Déléguée permanente auprès de l'UNESCO, l'a dit avec une clarté qui m'a marqué : le multilatéralisme, c'est le seul système qui donne une voix aux pays qui ne sont ni les États-Unis, ni la Chine, ni la Russie. Sans lui, c'est la loi du plus fort.

Un intervenant a cité cette formule américaine suivante que je trouve assez éclairante sur la réalité du Conseil de sécurité :

"Si vous n'êtes pas invité au banquet, c'est que vous êtes au menu."

Pour les 188 pays qui ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité, c'est exactement ça — ils subissent des décisions qu'ils ne peuvent pas bloquer, prises par cinq pays dont le statut date de 1945.

Un chiffre qui illustre l'absurdité : Le budget total de l'ensemble du système des Nations Unies — toutes agences confondues — est de 5 milliards de dollars par an. Pour toute l'humanité. C'est moins que le budget annuel de certaines grandes métropoles européennes. Alors quand on dit que ces organisations coûtent trop cher, ça mérite d'être mis en perspective.

La question n'est donc pas de savoir si ces organisations doivent exister. Elle est de savoir comment les réformer pour qu'elles retrouvent leur efficacité. Alors — concrètement — qu'est-ce qui coince ? Les trois panels suivants l'ont illustré chacun à leur manière. Et ce qui m'a frappé, c'est que la réponse était la même dans les trois cas.

② Dans chaque domaine, le même décalage

Les trois panels thématiques avaient chacun leurs experts et leurs enjeux spécifiques. Mais en les écoutant s'enchaîner, j'ai été frappé par la répétition d'un même schéma.

Sur la santé mondiale d'abord

Une prochaine pandémie est certaine — les experts étaient unanimes. La question n'est pas "si", c'est "quand". On a progressé depuis le Covid : meilleure détection des signaux faibles, suivi épidémiologique des eaux usées, modèles mathématiques de prévision. Un exemple concret : en 2015, Google suivait les recherches "grippe", "hôpital", "paracétamol" sur son moteur — et avait deux semaines d'avance sur les agences de santé publiques pour détecter les foyers épidémiques.

Mais il y a une tension de fond toujours pas résolue : chaque pays veut rester souverain dans ses décisions de santé — et en même temps, un virus ne respecte aucune frontière. Il faut trouver le juste milieu entre engagement collectif et souveraineté nationale.

L'idée qui m'a le plus parlé : La prévention n'est pas un coût. C'est un investissement. Agir tôt coûte toujours moins cher que réagir tard. C'était vrai pour le Covid. C'est vrai pour l'éducation. C'est vrai pour les conflits. Et pourtant, c'est systématiquement le premier budget qu'on coupe quand les temps sont difficiles.

Toby Cosgrove — qui a dirigé la Cleveland Clinic, l'un des plus grands systèmes hospitaliers au monde avec 90 000 employés — défendait pendant le Covid une approche ciblée plutôt qu'uniforme : concentrer les restrictions sur les plus de 65 ans, population réellement à risque, plutôt que confiner l'ensemble de la population. Son argument : des résultats équivalents, des coûts bien moindres, et des dommages collatéraux réduits pour le reste de la population. Une logique que les décideurs politiques ont rarement suivie.

Dans le même temps, les budgets de recherche sont en baisse, la méfiance envers les vaccins progresse — il y a eu des cas de rougeole aux États-Unis en 2024, une maladie qu'on considérait éradiquée — et seulement 4% des médicaments consommés en Afrique y sont produits. Ce chiffre dit tout sur ce que la dépendance sanitaire signifie concrètement pour une grande partie du monde.

Mais il y a aussi une note plus encourageante. Antoine Flahault, épidémiologiste, a cité ONUSIDA comme exemple de ce qu'une organisation internationale peut accomplir quand elle est bien conçue. ONUSIDA — le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida — coordonne depuis 1996 l'action de onze agences de l'ONU autour d'un plan stratégique présenté tous les quatre ans, avec des objectifs chiffrés et un suivi par les États membres.

Le résultat : depuis 2010, les nouvelles infections au VIH ont diminué de 40%, et les décès liés au sida ont été réduits de 54%. Ce n'est pas parfait — les objectifs fixés pour 2025 ne seront pas atteints. Mais c'est la preuve que le multilatéralisme peut produire des résultats mesurables quand il est structuré pour ça. Un objectif clair, une échéance, une redevabilité. C'est précisément ce qui manque ailleurs.

Sur l'éducation ensuite

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux, a ouvert ce panel avec des chiffres qui méritent qu'on s'y arrête :

  • Pour chaque dollar investi dans l'éducation, le PIB d'un pays augmente de 20 dollars.
  • Pour chaque dollar investi dans l'éducation d'une fille, l'économie mondiale gagne 3 dollars.

Ce ne sont pas des arguments humanistes — ce sont des arguments économiques bruts.

Et pourtant — 6 enfants sur 10 dans le monde sont incapables de lire ou comprendre un texte simple. Ce n'est pas une projection, c'est aujourd'hui.

Le numérique est présenté comme une solution — et il peut l'être, notamment pour l'éducation à distance dans les zones isolées. Mais sans électricité, sans connexion internet fiable, sans formation des enseignants, il reste une promesse sur papier. Et l'IA pose une question plus profonde : à quoi sert l'éducation si la machine fait déjà les tâches pour lesquelles on formait les jeunes diplômés depuis des décennies ?

La réponse était convergente dans la salle : il faut former des esprits critiques, capables de créer, de collaborer, de s'adapter — pas seulement transmettre des savoirs techniques.

Sur la paix et la sécurité enfin

C'était le panel le plus frontal de la journée. Le droit international existe — mais il est contourné, ignoré, violé de façon croissante. Les conflits modernes ont changé de nature : les drones ont abaissé le seuil d'entrée dans la violence armée.

À chaque génération, on a mis un peu plus de distance entre le soldat et sa cible — de la guerre corps à corps à l'artillerie, aux bombardements aériens, aux missiles, et maintenant aux drones pilotés depuis un écran à des milliers de kilomètres. On peut désormais frapper sans voir, sans s'exposer, parfois sans même quitter son bureau.

Or le droit des conflits armés — les Conventions de Genève, les principes de proportionnalité — a été construit sur l'idée qu'une attaque implique un risque pour l'attaquant. Dès lors qu'on supprime ce risque, les fondements juridiques qui encadraient la guerre vacillent. Personne n'a encore mis à jour le cadre.

Et les frontières héritées de l'histoire — tracées par des accords coloniaux comme Sykes-Picot au Moyen-Orient ou la ligne Durand entre l'Afghanistan et le Pakistan — continuent d'alimenter des conflits que ces mêmes frontières ont en partie créés.

Et le Conseil de sécurité illustre à lui seul le problème de fond : 15 membres, dont 5 permanents avec droit de veto — les vainqueurs de 1945. Ça fait 80 ans. La carte du monde a radicalement changé depuis — de nouvelles puissances, de nouveaux équilibres, de nouveaux types de conflits que personne n'imaginait à San Francisco en 1945. Mais la structure, elle, n'a pas bougé.

Et la réforme est officiellement à l'agenda de l'ONU depuis 1993. Elle ne vient pas — parce que pour modifier la charte, il faut l'accord des cinq membres permanents, qui sont précisément ceux qui bénéficient du statu quo. C'est un système qui s'auto-protège contre sa propre réforme.

La convergence : mêmes problèmes, mêmes solutions

Ce qui relie ces trois domaines, c'est le même décalage : les problèmes ont changé, les outils ont changé, les acteurs ont changé. Les institutions, elles, sont restées.

On a les diagnostics. On a les solutions. Alors pourquoi ça n'avance pas ? La réponse est simple à formuler, et difficile à accepter : ce ne sont pas les solutions qui manquent. C'est la volonté politique de les porter. Et c'est précisément ce que le troisième constat éclaire.

③ Le paradoxe de la connectivité

Francesco Arrezo — le président de Rotary International — a formulé ce que j'estime être la clé de lecture de toute la journée. Il disait :

"Nous vivons dans un paradoxe récurrent. Le climat, la santé, les conflits exigent des réponses mondiales et coordonnées. Et pourtant, chacun se sent de plus en plus isolé. Plus de connectivité, mais moins de connexions réelles entre nous."

C'est contre-intuitif — et c'est pourtant ce qu'on observe. On n'a jamais autant communiqué. On n'a jamais eu autant d'information disponible. On n'a jamais eu autant d'outils pour se coordonner. Et pourtant — on n'a jamais eu autant de mal à décider ensemble. Plus de connectivité, moins de connexions. Plus de données, moins de consensus. Plus de canaux, moins de dialogue.

Et ce paradoxe, l'UNESCO l'avait en quelque sorte anticipé. Dans le square de la tolérance, à l'extérieur du bâtiment, il y a une stèle. Sur cette stèle, une phrase tirée du préambule de l'acte constitutif de l'UNESCO, écrit en 1945 :

"Les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix."

Ce n'est pas une formule abstraite. C'est un diagnostic. Les conflits ne naissent pas d'abord des armes — ils naissent de l'ignorance de l'autre. Et la trajectoire de la guerre moderne va exactement dans ce sens : à chaque génération, on a mis un peu plus de distance entre le soldat et sa cible — jusqu'aux drones d'aujourd'hui, où l'on peut mettre fin à une vie depuis un écran, sans jamais avoir vu le visage de l'autre.

Ce que cette journée m'a confirmé, c'est qu'on n'a jamais eu autant de moyens de se connaître — et qu'on s'ignore de plus en plus profondément.

Les plateformes numériques peuvent autant mobiliser et informer qu'elles peuvent polariser et court-circuiter le débat. Les gouvernements se replient sur des intérêts à court terme. Et on finit par avoir des solutions techniques disponibles, sans coalition politique pour les mettre en œuvre.

Ce paradoxe explique pourquoi les réformes n'avancent pas. Mais il pointe aussi vers quelque chose d'important : si le problème n'est pas l'absence de solutions, mais l'absence de volonté collective pour les porter — alors ce n'est pas aux États seuls de le résoudre. Et c'est là que quelque chose a changé dans ma façon de voir le Rotary.

④ "Nous les peuples" : comment les rotariens créent ce pont

La conclusion du forum, portée par plusieurs intervenants, c'est que le changement ne viendra pas uniquement d'une réforme institutionnelle ou d'un grand sommet. Il viendra aussi — et peut-être surtout — du terrain.

Il y a une phrase que je veux citer. Elle vient de la charte fondatrice des Nations Unies, signée en 1945 :

"Nous les peuples."

Ce document ne commence pas par "Nous les États". Il commence par "Nous les peuples." Ce n'est pas un détail rhétorique — c'est un choix politique fondateur. Les organisations internationales n'ont pas été pensées comme un club de gouvernements. Elles ont été pensées comme un projet porté par les sociétés civiles, les citoyens, les associations.

Des organisations comme le Rotary ne sont donc pas des acteurs périphériques du système. Elles en font partie par construction.

Et pourtant — Isabelle Martinez Hayer, gouverneure du district couvrant la Colombie-Britannique et l'État de Washington, l'a dit avec une franchise utile : quand elle a interrogé ses membres sur leur lien avec l'UNESCO, 80% d'entre eux ne savaient pas vraiment ce qu'était l'organisation. Ces mêmes membres agissent chaque semaine sur des projets d'éducation, de santé, de solidarité dans leurs communautés — sans nécessairement faire le lien avec les grandes orientations définies à l'échelle mondiale.

C'est ce lien-là qui manque. Et c'est précisément ce lien-là que le Rotary a la capacité de construire.

Le Rotary face aux enjeux mondiaux : une responsabilité concrète

En rentrant de cette journée, j'avais deux sentiments qui coexistaient.

Le premier, c'est le vertige de l'ampleur. Les problèmes sont immenses, les blocages sont réels, et personne dans cette salle n'avait de solution miracle à proposer.

Le second, c'est une donnée qui m'a peut-être le plus frappé de toute la journée :

Dans 10 ans, 1,2 milliard de jeunes devront intégrer le marché du travail mondial. On a des solutions — aujourd'hui — pour 400 millions de postes. Il manque 800 millions d'opportunités.

L'âge médian en Afrique est de 19 ans. Et un intervenant a formulé quelque chose que peu osent dire explicitement : Boko Haram, dans ce contexte, est un pourvoyeur d'emploi. Il rémunère des jeunes pour commettre des atrocités — parce qu'il n'y a rien d'autre. Ce n'est pas une question économique abstraite. C'est une question de paix directe.

C'est là que le Rotary a quelque chose de concret à apporter. Plus de 1,2 million de rotariens, 46 000 clubs, présents dans plus de 200 pays — ce n'est pas une organisation de plus. C'est l'un des réseaux civils les plus étendus au monde.

Pas en réformant l'ONU. Mais en étant exactement ce qu'il est : un réseau de gens compétents et engagés, avec un ancrage local réel — capable d'agir là où les grandes institutions n'arrivent pas à descendre.

Alain Van de Poel, vice-président de Rotary International, l'a bien résumé en conclusion :

La très bonne nouvelle, c'est que tout ce qui a été discuté pendant ce forum rejoint directement les axes stratégiques du Rotary. La moins bonne nouvelle, c'est qu'il faut agir maintenant.

Conclusion

Cette journée va donner naissance à un livre blanc — une synthèse concrète des débats qui sera transmise aux organisations internationales, et mise à disposition des rotariens pour orienter leurs actions vers les priorités identifiées collectivement. Ce n'est pas un document de plus. C'est une contribution. Et une boussole.

Ce forum m'a rappelé — ou plutôt m'a appris, puisque je suis encore nouveau ici — que le Rotary n'est pas un club local avec quelques connexions internationales. C'est un réseau mondial qui a une histoire, des partenariats, une voix — et une place légitime dans les grands débats de notre époque.

Et je reviens à la question posée au début : quel est le lien réel entre ce qu'on fait dans un club local et ce qui se décide à l'échelle mondiale ?

La réponse que j'ai trouvée ce jour-là, c'est que ce lien, c'est nous. Ce sont les membres de la société civile organisée — les rotariens, les associations, les citoyens engagés — qui font le pont entre l'action concrète sur le terrain et les grandes orientations définies à l'échelle mondiale. Ce lien ne se crée pas tout seul. Il se construit, délibérément, à chaque projet qu'on mène en sachant pourquoi on le mène.